Nos bonnes résolutions écolos – 2ème partie

Pourquoi et comment réduire nos déchets ?

Pas besoin de déménager dans une communauté hippie pour préserver la planète ! Chacun de nous peut faire une ou plusieurs actions au quotidien afin d’améliorer les choses. Aujourd’hui, dans ce second volet sur les bonnes résolutions écolos, nous nous intéresserons aux déchets. Pourquoi est-ce important d’en produire moins ? Comment faire en pratique ? Nous vous avons réuni nos petites et grandes idées pour vous inspirer de nouvelles résolutions. Ces gestes sont à adapter à vos contraintes personnelles et à votre budget. Testez, lancez-vous un défi par mois, et voyez ce que vous pouvez garder sur la durée. Même si vous le faites seulement par périodes, ça compte déjà !

Pourquoi est-ce utile de limiter nos déchets ?

Les déchets sont évidemment un problème environnemental, surtout ceux en plastique. Chaque français produit individuellement environ 350 kilos de déchets par an, sans compter les déchets professionnels. Ces ordures nécessitent d’être incinérées ou enterrées, et parfois recyclées. Ceci requiert des ressources, de l’énergie, et génère de la pollution.

En France, ce que nous jetons à la poubelle ou dans la benne de tri sélectif est ainsi traité : 36 % sont enterrés en décharges, 30 % sont incinérés, 14 % sont compostés (déchets organiques), et seulement 20 % sont recyclés.

Le recyclage est bien plus rare et bien plus difficile qu’on peut l’imaginer. De nombreux emballages plastiques sont impossibles à recycler, car ils se composent d’un mélange de matières. Au contraire, les produits mono-matière, tels qu’un emballage en verre, ou en carton, ou un vêtement en pur coton, se recyclent facilement.

Le plastique est un matériau récent, qui envahit nos foyers depuis les années 1950. Actuellement, 8 millions de tonnes de plastique finissent chaque année dans les océans, d’après une étude réalisée en 2015. Ils y sont conduits par les vents et les rivières, après qu’ils aient été jetés dans la nature, ou après qu’ils se soient envolés lors des collectes de déchets ou depuis les décharges à ciel ouvert.

Comment acheter avec moins d’emballages ?  

Les emballages n’étant pas toujours recyclés, il est préférable d’acheter le moins possible de produits emballés. Faut-il alors effectuer tous nos achats dans un magasin de vrac, ou au marché ? Pas forcément. Au supermarché aussi, nous pouvons agir :

→ Apportons notre propre sac cabas en tissu, ou notre sac-à-dos, et refusons les sachets en caisse. Cela vaut pour tous les commerces, y compris d’habillement, de déco, chez les artisans…

→ Achetons au maximum en libre-service : fruits et légumes au rayon frais ; fruits secs, céréales, et légumineuses aux distributeurs de vrac…

→ Venons avec nos propres contenants pour le libre-service : filet, sac en tissu, sac en papier réutilisé plusieurs fois… Les fruits et légumes faciles à manipuler peuvent aussi être présentés tels quels en caisse, sans emballage.

→ Privilégions les emballages en carton et verre, au lieu du plastique, et optons pour des formats familiaux (par exemple, achetons des compotes en grand bocal en verre plutôt qu’en pots individuels plastiques…).

→ Évitons tant que possible les produits emballés dans des sachets en plastique fin, barquettes plastiques, pots en plastique… La plupart étant impossible à recycler, car composés de plusieurs matières.

Ayons également le réflexe de venir avec nos propres sachets ou boites lorsque nous effectuons nos achats dans les petites boutiques de quartier : la boulangerie, la fromagerie, le traiteur, les boutiques de thé… Demandons gentiment au commerçant de glisser le produit dans notre sachet ou boite plutôt que dans l’emballage de la boutique.

Enfin, ceux qui aiment les cafés à emporter peuvent aussi faire un geste de plus pour limiter les déchets. Il suffit de garder une gourde isotherme ou une tasse dans notre sac à main, et de demander au barista s’il veut bien nous servir directement dans ce récipient, au lieu d’utiliser un gobelet à usage unique. Même idée au travail à la machine à café !

Comment éviter le plastique ? 

Afin de limiter la production de plastique et son lourd traitement en déchets, voici quelques idées de produits du quotidien que nous pouvons remplacer :

→ une gourde en inox, au lieu d’une bouteille d’eau en plastique ; 

→ des boîtes de conservation en verre et bois, au lieu de tupperwares plastiques, de film étirable ou de papier d’alu ;

→ des couverts en métal (classiques, ou de camping) à garder dans son sac pour refuser les couverts jetables lors des repas achetés à emporter (ou lors des pique-niques) ;  

→ des ustensiles de cuisine (spatule, louche…) en bois ou en inox, au lieu d’ustensiles en plastique ;

→ une brosse à dents en bois ;

→ une brosse à cheveux et un peigne en bois ;

→ un cure-oreille ou oriculi, au lieu de coton-tiges jetables ;

→ des savons et shampooings solides (sans emballage, ou emballage carton), au lieu des gels douche contenus dans un flacon plastique ;

→ du dentifrice solide ;

→ des pots en terre cuite pour les plantes vertes ;

→ une corbeille à linge en rotin.

Est-ce qu’un ou plusieurs produits vous semblent faciles à remplacer ? Essayez-les sur une courte période et voyez si vous les appréciez !

Si vous renouvelez votre matériel, ne jetez pas vos objets en plastique. Donnez-les, par exemple à Emmaüs ou à des associations qui aident les ménages dans le besoin à s’équiper. Vous pouvez aussi organiser une « gratiféria » : un vide-grenier où tout est gratuit ! Chacun peut apporter, et emporter, ce qui lui fait plaisir.

Comment réduire nos déchets organiques grâce au compost ?

Ceux d’entre nous qui ont la chance de vivre en maison et/ou d’avoir un jardin potager peuvent réaliser un compost. Cela permet de moins remplir notre poubelle, tout en offrant un fertilisant bio et gratuit à notre potager et à nos plantes vertes.

Avant même de parler compost, regardons si nous pouvons réduire nos épluchures : la plupart des fruits peuvent se manger avec la peau, les courgettes n’ont pas besoin d’être épluchées, pas plus que les potimarrons par exemple.

À la cuisine, il convient de placer les déchets organiques dans un récipient dédié (et fermé !) : épluchures, marc de café, feuilles de thé… Ceux-ci viendront rejoindre, dans un grand bac en bois dehors, nos déchets végétaux du jardin : fleurs fanées, feuilles, herbe coupée… Un compost réussi demande un peu de technique et un certain équilibre des matières, mais vous prendrez vite le coup !

Dans un jardin potager, il est aussi possible de pratiquer le « compost de surface ». Cette technique, issue de la permaculture, consiste à jeter directement les épluchures alimentaires sur le sol du potager. Facile et efficace !

Le compost en appartement ? Oui et non…

→ Oui, si nous collectons nos épluchures dans un récipient fermé, et que nous allons les déposer régulièrement (minimum une fois par semaine) à la benne de compost de notre quartier. Dans le cas contraire, nos déchets vont attirer les nuisibles (cafards, souris). D’ailleurs, ceci peut aussi arriver avec une poubelle sans couvercle, des contenants alimentaires ouverts… En habitat collectif, le risque d’invasion de nuisibles est plus important qu’en maison individuelle, du fait de la concentration de la population.

→ Non à la réalisation d’un compost sur notre balcon. En plus d’attirer les nuisibles, le compost peut parfois dégager une odeur qui pourrait gêner notre voisin sur le balcon d’à côté.

Comment remplacer le « jetable » par le « lavable » ?   

Afin de produire moins de déchets, nous pouvons adopter les objets lavables dans de nombreux domaines. Voici quelques exemples.

→ les couches lavables pour bébé

→ les langes et lingettes lavables en tissu pour bébé

→ les serviettes hygiéniques lavables, ou les culottes menstruelles lavables, ou la Cup ; 

→ les lingettes démaquillantes en tissu 

→ les mouchoirs en tissu (comme chez Mamie !)

→ les serviettes de table en tissu (… à changer plus souvent que chez Mamie…)

→ les torchons, les chiffonnettes, et les lavettes en microfibre, au lieu de l’essuie-tout en papier

→ les éponges lavables

N’hésitez pas à pratiquer la récup’ ! Par exemple, les vieux vêtements et linges de maison à jeter peuvent se découper en carré et s’utiliser comme lingette, chiffonnette, mouchoirs, etc. Il n’est même pas nécessaire de réaliser un ourlet, sauf si vous les destinez à un usage où l’esthétisme a son importance. 

Petits réflexes supplémentaires à adopter

Ne jetons plus nos emballages pêle-mêle dans les « bennes jaunes », même si notre commune l’autorise. Réunissons-les dans un grand sachet, bien fermé. Certaines mairies fournissent des sacs jaunes, sinon, utilisons un sac en kraft ou un sac poubelle transparent. En effet, lors des collectes, il n’est pas rare que des déchets se perdent en route, ou s’envolent… et atterrissent dans la nature. C’est d’autant plus important à proximité des rivières et des plages, car ces déchets plastiques finiront dans l’océan où ils intoxiqueront la faune marine et viendront grossir les rangs du Continent Plastique.

Lors de nos promenades en forêt ou sur la plage, ayons toujours un petit sac poubelle dans notre poche. Si nous apercevons un déchet plastique dans la nature, nous pourrons l’attraper avec notre sachet et le jeter dans la prochaine poubelle. Une balade, un déchet rapporté : si nous le faisons tous, la nature sera plus belle !

Faites-vous déjà certaines de ces actions ? Est-ce qu’une nouvelle vous paraît réalisable ? Avez-vous d’autres idées ? Partagez-nous votre expérience en commentaires !

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