Nos bonnes résolutions écolos – 3ème partie

Aujourd’hui, dans ce troisième et dernier volet sur les bonnes résolutions écolos, nous allons vous parler de la consommation responsable. Acheter moins, mais mieux, en matière de vêtements, d’équipement pour la maison, et même d’alimentation. Une consommation raisonnée et raisonnable est bénéfique pour votre porte-monnaie, ainsi que pour la préservation de l’environnement. En effet, la surconsommation gaspille de l’énergie inutilement et génère des déchets et de la pollution !  Découvrez nos idées et nos astuces pour limiter les dégâts, dès à présent. Adaptez-les à vos contraintes et à votre budget.

Consommer raisonnablement et durablement

Acheter raisonnablement, c’est toujours se poser à deux fois la question avant de passer à la caisse : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? N’ai-je pas déjà quelque chose qui y ressemble ? Pourrais-je l’emprunter ou le louer ? Cela fonctionne pour presque tout !

Un dressing éco-responsables

Saviez-vous qu’environ 20% de la pollution de l’eau du monde est due à l’industrie textile ? Et que les marques renouvellent leurs collections à un rythme effréné, produisent toujours plus, dans une qualité toujours plus déplorable, afin de nous faire acheter plus souvent ? Pour lutter contre cette fast-fashion, nous pouvons décider d’acheter moins et de choisir des vêtements éco-responsables et de qualité. Même une fois de temps en temps, ça compte déjà beaucoup.

Pour un vêtement qui impacte moins l’environnement :

→ Évitons les vêtements synthétiques : ces matières plastiques sont issues de la pétrochimie, autrement dit, du pétrole. De plus, à chaque lessive ils rejettent des microparticules de plastiques dans l’eau qui sont très mal filtrées par les stations d’épuration. Sans oublier qu’ils s’usent souvent plus vite qu’une fibre naturelle.

→ Privilégions les matières naturelles : lin, coton bio, laine…

→ Optons pour des fibres bio : le lin, surtout s’il provient de France ou d’Europe, est beaucoup plus écologique que le coton, il est peu gourmand en eau et nécessite peu d’utilisation de produits phytosanitaires. Le coton est une matière noble, mais gourmande en eau, pesticides, et engrais chimiques. Choisissons le coton bio, exempt de produits chimiques et dont la consommation d’eau est raisonnée.

→ Préférons les vêtements monomatière, c’est-à-dire dont l’étiquette indique « 100% » (« 100% coton bio » , « 100% laine vierge »…). Ils se recyclent plus facilement. En général, ils sont aussi de meilleure qualité. Cela demande beaucoup de patience, mais il est possible d’en trouver. Du côté des enfants, il y a heureusement plus de choix, par exemple pour les bodies en coton bio.

→ Regardons où se situe le lieu de fabrication. Plus le vêtement est fabriqué près de chez nous, moins son transport rejette de CO2 jusqu’à la boutique ou jusqu’à notre boîte aux lettres. Les ateliers français ou européens sont aussi beaucoup plus rigoureux sur le respect des normes environnementales que les usines d’Asie. Là encore, lisons l’étiquette située à l’intérieur du vêtement. Il n’est certes pas facile d’en trouver, mais les habits et accessoires made in France existent bel et bien. Certaines marques se fournissent aussi en France pour leurs matières premières, comme le lin ou la laine. Pour le coton bio, en revanche, un pays chaud est nécessaire. En Europe, on en trouve un petit peu en Espagne et au Portugal, et davantage en Grèce.

Les vêtements éco-responsables ont pour inconvénients d’être assez onéreux et pas faciles à trouver. Pour consommer plus raisonnablement au niveau des vêtements, nous pouvons aussi :

Trier notre garde-robe et établir une liste des items supplémentaires que nous aimerions posséder. Toujours garder cette liste sur nous. Ainsi, nous n’achèterons plus sur un coup de tête un vêtement inutile. Cette technique fonctionne autant pour les adultes que pour les enfants ! 

Acheter moins. Faisons le choix d’un bon pantalon made in Europe par une marque de qualité, au lieu de trois pantalons achetés dans une grande enseigne discount.

→ Acheter de la qualité, et de l’indémodable, afin de garder nos vêtements plus longtemps.

→ Acheter le plus souvent possible en seconde main. On peut trouver des vêtements d’occasion en très bon état dans les friperies, dépôts-vente, vide-greniers, ou sur Internet.

→ Prendre soin de nos vêtements, afin qu’ils durent plus longtemps. N’oublions pas de laver à basse température et en triant les couleurs.

Emprunter à nos amis, ou louer, les vêtements pour les occasions : la grossesse, les cérémonies…

→ Concernant les vêtements que nous ne voulons pas garder, nous pouvons : échanger avec nos amis, recycler et customiser, donner à charité, vendre. 

Du mobilier et de la décoration éco-responsable

Pour équiper la maison aussi, nous pouvons choisir un mode de consommation plus durable. Nous pouvons par exemple :

→ Privilégier des marques responsables qui produisent en France ou en Europe.

→ Opter pour le mobilier en bois massif, qui ne pollue pas à sa fabrication et à son usage, contrairement aux meubles en panneaux de particules ou bois aggloméré. Vérifions que le bois porte le label PEFC ou FSC, ce qui signifie que la forêt d’où il provient est éco-gérée. Privilégions les bois français ou européens. Il s’agit essentiellement du sapin, du pin, du bouleau, et du hêtre. Évitons les bois exotiques cultivés en Asie, tel que l’hévéa et le bambou.

Le bois massif comme le chêne ou le hêtre a un coût non négligeable, mais il est plus solide et résistant qu’un meuble en aggloméré. Il supportera mieux les déménagements et les assauts de votre enfant, et pourra servir à toute la fratrie.

Dans notre boutique vous avez l’embarras du choix pour équiper la chambre de vos enfants avec du mobilier écologique et éthique ! 

Acheter d’occasion plus souvent, via Le Bon Coin, Ebay, les marchés aux puces, ou les dépôts-vente.

→ Donner une seconde vie à nos objets et nos meubles : réparer, donner, customiser, vendre…

→ Chiner la déco de fabrication française sur les marchés artisanaux, dans les petites boutiques indépendantes, ou sur Internet.

Comment s’équiper en électroménager durable

Concernant l’électroménager et les appareils électroniques, la chose la plus importante que nous pouvons faire pour sauvegarder l’environnement, c’est d’en acheter beaucoup moins. Encore une fois, posons-nous la question : est-ce que j’en ai vraiment besoin ?

Nous pouvons alors :

Limiter le nombre d’appareils : est-ce nécessaire d’avoir des robots de cuisine (machine à pain, yaourtière, robot pâtissier, robot cuiseur, micro-ondes…) lorsqu’on est déjà équipé d’un four, d’une cocote en fonte, de casseroles, ainsi que de deux mains qui peuvent apprendre à pétrir ?

→ Rester raisonnable dans la taille de nos appareils : avons-nous vraiment besoin d’un réfrigérateur américain spécial famille très nombreuse ? D’une télé géante ? D’une chaîne hi-fi de DJ ?

→ Choisir des appareils d’électroménager à classe énergie « A+ » minimum.

→ Privilégier les achats d’occasion ou « reconditionné ».

→ Déjouer l’obsolescence programmée

→ Se limiter dans le renouvellement : attendre qu’un appareil rende l’âme avant d’en acheter un nouveau, plutôt que de systématiquement s’équiper du dernier cri (smartphone, ordinateur, hi-fi…).

→ Opter pour des guirlandes lumineuses et des veilleuses pour enfant dotées d’un fonctionnement sur prise secteur, plutôt qu’à piles.

Enfin, un atout indéniable pour une maison plus écologique est d’éviter tant que possible le plastique. Jouets en bois , ustensiles de cuisine, à la salle de bain… beaucoup de produits plastiques sont remplaçables par leur équivalent en bois ou en verre. Voyez nos idées dans notre article Nos bonnes résolutions écolos 2/3

Comment adopter une alimentation plus écologique 

Notre alimentation moderne, très carnivore, implique un élevage de masse, qui pollue énormément.

L’agriculture non bio consomme aussi beaucoup trop d’eau, d’engrais, et de pesticides qui polluent les sols et les nappes phréatiques.

En modifiant un peu notre alimentation, dans la limite de nos contraintes, nos goûts, et notre budget, nous produirons un changement véritablement positif pour notre belle planète. En effet, le meilleur moyen de voir progresser la part des cultures bio et des élevages fermiers, c’est de les consommer !

Nous pouvons par exemple :

→ Manger moins de viande, volaille, charcuterie. Nous pouvons les remplacer par des légumineuses (lentilles, haricots blancs, fèves…), des œufs, et du poisson. Commençons par un repas sur deux, puis évoluons tranquillement vers un repas sur trois si nous nous en sentons capables.

→ Acheter des produits frais et bruts, avec le moins d’emballage possible, et se (re)motiver à cuisiner au quotidien.

→ Consommer bio le plus possible, et à minima pour les produits laitiers, les œufs, et la viande.

→ Se nourrir de fruits et légumes autant que possible de saison et locaux.

→ Faire ses courses moins souvent en grande surface et davantage sur le marché des petits producteurs, en boutique bio, au magasin de vrac… mais aussi, rejoindre une AMAP, ou acheter directement à la ferme.

Les plus motivés d’entre nous peuvent essayer le végétarisme, au moins à temps partiel. Par exemple, végétarien la semaine, omnivore le week-end. Nul besoin de virer radical : si tout le monde était à moitié végétarien, ce serait comme si la moitié de la population était végétarienne, ce qui serait un changement énorme ! Saviez-vous d’ailleurs que devenir végétarien est la chose la plus significative que nous pouvons faire pour protéger l’environnement ?

Aymeril 💥 on Twitter: "Réductions de CO2 induites par les gestes  individuels https://t.co/c2ACvjTwwI" / Twitter

Cet histogramme issu du rapport « Faire sa part » / « The Shift Project » illustre l’impact des gestes écologiques individuels en termes de réduction de gaz à effet de serre, en tonne de CO2 par personne et par an.

Bonus : plus d’écologie au jardin  

Ceux d’entre nous qui ont la chance d’avoir un jardin pourront mener à bien quelques actions faciles afin de donner un petit coup de pouce favorable à l’environnement. Par exemple :

→ Agrémenter le jardin avec beaucoup de fleurs, et de plantes mellifères, qui attirent les abeilles et autres insectes butineurs indispensables à la survie de la planète.

→ Décorer le jardin avec des plantes qui ne demandent pas ou peu d’arrosage.

→ S’équiper d’un récupérateur d’eau de pluie.

Éviter l’artificialisation des sols : plutôt qu’une allée en goudron ou une terrasse en béton, optons pour du gravier, des galets, un dallage de bois…

Au potager, nous pouvons nous passer des engrais chimiques et des pesticides, et nous inspirer de l’agriculture biologique et de la permaculture. Pensons aussi à :

→ Réaliser un compost.

→ Ou pratiquer le compost de surface, en jetant nos épluchures directement sur le potager.

→ Ne pas laisser de parcelles nues et labourées, car elles participent au réchauffement climatique. Mieux vaut réaliser un paillage, afin de nourrir le sol.  

Ces idées vous ont inspirées ? Vous envisagez d’en appliquer certaines ? Vous avez d’autres astuces ? Partagez-les en commentaire, nous avons hâte de vous lire ! 

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